Le japonais de zéro · Guide complet

Apprendre le japonais en partant de zéro

Trois écritures, cinq voyelles, un premier mois.

Vu de l’extérieur, le japonais paraît inaccessible : trois systèmes d’écriture, des milliers de kanji, un verbe en fin de phrase. Vu de l’intérieur, le début est bien plus abordable. La langue ne compte que cinq voyelles. La Fondation du Japon prévoit environ 14 heures pour apprendre chacun des deux syllabaires kana. Et le premier jalon officiel, le JLPT N5, se situe à quelque 150 heures d’étude. Ce guide trace la route, semaine après semaine, en s’en tenant à ce que la recherche a vraiment validé.

Fondé sur 26 sources officielles et scientifiques · Mis à jour le 23 septembre 2026

Le japonais en bref

Écriture
Trois écritures mêlées : hiragana, katakana et kanji1
Sons
Cinq voyelles et un rythme régulier, temps par temps (la more)4
Ordre des mots
Sujet, objet, verbe : le verbe vient en dernier3
Premier jalon
Le JLPT N5, noté A1 (CECRL) sur le relevé9
Temps jusqu’au N5
Environ 150 heures d’étude, dernier chiffre officiel8
Gratuit dans Aaronsan
Les deux syllabaires kana avec l’audio, et tout le N5
apprenants de japonais inscrits dans un établissement hors du Japon en 2024 : un record, sans compter les autodidactes12
4 000 750
des caractères d’un vaste échantillon de magazines japonais de 1994 sont des hiragana, contre 26,9 % de kanji1
35,7 %
kanji figurent sur la liste officielle des kanji d’usage courant (jōyō) ; le niveau d’entrée de l’ancien test en supposait une centaine2
2 136
heures d’étude : le repère officiel pour le niveau devenu le JLPT N58
150

Le japonais en 6 faits

À quoi l’on s’attaque vraiment

Six faits expliquent l’essentiel de ce qui paraît dur en japonais, et presque tout ce qui se révèle plus simple que prévu.

  • Trois écritures dans une même phrase

    Le japonais mêle les hiragana pour la grammaire et les mots japonais, les katakana pour les emprunts et l’insistance, et les kanji pour le cœur de la plupart des mots. Dans une étude sur des magazines de 1994, les hiragana représentaient 35,7 % des caractères, les kanji 26,9 % et les katakana 16 %. La liste officielle compte 2 136 kanji, mais un débutant n’en aborde qu’une centaine.12

  • Le verbe arrive à la fin

    Le japonais place le verbe après le sujet et l’objet : « je sushi mange ». De petites particules comme は, が et を indiquent le rôle de chaque mot, d’où leur place en tête de toute grammaire pour débutants.3

  • Cinq voyelles, un rythme régulier

    Le japonais n’a que cinq voyelles, a, i, u, e, o, et un rythme où chaque temps (la more) a à peu près la même durée. Les voyelles longues et le petit っ comptent pour un temps entier, et les négliger change le mot.4

  • L’accent de hauteur : réel, mais pas un mur

    Les mots japonais se distinguent par un contour de hauteur, haut ou bas, et non par une syllabe accentuée. Une étude par électroencéphalographie (EEG) a montré que les natifs s’appuient davantage sur le contexte que sur la hauteur pour distinguer des mots comme ame, « pluie » et « bonbon ». La hauteur compte pour sonner juste ; chez les natifs, c’est surtout le contexte qui porte le sens.5

  • La politesse se loge dans les verbes

    L’Agence pour les affaires culturelles du Japon distingue cinq formes de langage respectueux. Un débutant commence par les formes polies en です et ます, de mise avec des inconnus, des professeurs ou des collègues.6

  • La langue d’un pays de 123 millions d’habitants

    Le Japon compte environ 123 millions d’habitants, dont tout le quotidien, des panneaux aux démarches, se vit en japonais. Hors du Japon, la langue est enseignée dans 143 pays et régions.26

Combien de temps

Combien de temps faut-il pour apprendre le japonais ?

Lire les deux syllabaires kana demande environ 28 heures dans les cours gratuits de la Fondation du Japon. Pour le JLPT N5, comptez environ 150 heures d’étude, dernier chiffre officiel. Les « 50 heures » ou « 600 heures » qu’on lit en ligne mélangent des objectifs, des profils et des façons de compter différents.

Durées officielles ou prévues par les cours, selon votre temps d’étude quotidien
Objectif15 min par jour30 min par jour60 min par jour
Lire les hiragana et les katakana28 heuresenviron 4 moisenviron 2 moisenviron 1 mois
Atteindre le JLPT N5150 heuresenviron 20 moisenviron 10 moisenviron 5 mois

Pourquoi les estimations divergent : le JLPT ne publie plus aucun chiffre d’heures depuis 2010. Les 150 heures viennent du niveau d’entrée de l’ancien test, que le JLPT rapproche de l’actuel N5, et correspondent à la première moitié d’un cours de niveau débutant.810

Kana : les cours gratuits Minato de la Fondation du Japon prévoient environ 14 heures pour les hiragana et 14 pour les katakana, lecture et saisie au clavier comprises.22

Parler couramment, c’est une autre échelle. Le Foreign Service Institute américain prévoit 88 semaines, soit environ 2 200 heures de cours, pour qu’un anglophone atteigne un japonais professionnel. Un objectif de carrière, pas un objectif de débutant.11

Votre point de départ change tout. D’expérience, qui lit déjà les caractères chinois avance souvent plus vite dans les kanji ; qui n’a jamais pratiqué d’autre écriture que l’alphabet latin met souvent plus longtemps les premiers mois.

La route

De zéro au N5, en sept étapes

Un ordre raisonnable : le son et les kana d’abord, puis les mots et la grammaire ensemble, les kanji dès les premiers mois, et l’écoute chaque jour. Les étapes se chevauchent ; aucune n’attend que la précédente soit parfaite.

  1. Jour 1

    Commencer par le son

    Écoutez avant de lire. Dans une étude menée auprès de débutants, ceux qui utilisaient le plus l’audio retenaient le plus de mots ; l’ajout du rōmaji ne changeait rien.1621

  2. Semaines 1–4

    Les hiragana, puis les katakana

    Chaque syllabaire compte 46 caractères de base, plus leurs variantes. Les images mnémotechniques aident beaucoup de débutants à démarrer ; écrivez chaque kana quelques fois et lisez-le à voix haute.2215

  3. Dès la semaine 3

    Des mots fréquents, testés chaque jour

    Apprenez les mots les plus courants et testez-vous dessus chaque jour, en révisions espacées. Se tester est bien plus efficace que relire.1314

  4. Dès la semaine 3

    Particules et verbes polis

    は, が, を, に, で, puis la forme en ます et les adjectifs simples. Un manuel ou un cours donne à la grammaire un ordre clair.

  5. Dès la semaine 4

    Les kanji dans les mots

    Commencez par les plus fréquents (日, 人, 大, 年) et apprenez-les dans de vrais mots. Repérer les composants d’un kanji dès la première rencontre aide à le retenir.17

  6. Chaque jour

    Des contenus que vous comprenez

    De courts dialogues, des podcasts faciles, des vidéos lentes. Comprendre ce qu’on écoute est au cœur de l’apprentissage ; un contenu incompréhensible, même amusant, n’enseigne pas grand-chose.20

  7. Après environ 150 heures

    Se mesurer au N5

    Le JLPT N5 valide la lecture de phrases simples en kana et en kanji de base, et la compréhension de conversations lentes du quotidien : une cible concrète, à une dizaine de mois à 30 minutes par jour, cinq à une heure.97

Premier mois

Votre premier mois, jour par jour

Une trentaine de minutes par jour suffit pour commencer. Le premier mois vise une habitude, pas la vitesse : apprendre à reconnaître les deux syllabaires kana et vos premiers mots. Les lire couramment prend plus longtemps ; la Fondation du Japon prévoit environ 28 heures.

  1. Jour 1

    Les cinq voyelles et la première ligne

    Écoutez あいうえお et かきくけこ, répétez-les à voix haute et écrivez chacun quelques fois. Dix caractères, c’est largement assez.

  2. Jours 2–3

    Dix nouveaux hiragana par jour

    Ajoutez les lignes suivantes, et révisez ceux de la veille avant d’en apprendre de nouveaux. Lisez de petits mots déjà déchiffrables : あお, いえ, かお.

  3. Jours 4–7

    Finir les hiragana, lâcher le rōmaji

    Terminez les 46 hiragana de base et les sons voisés (が, ざ, だ, ば). Vous les reconnaîtrez avant de les lire couramment : continuez à réviser, et lisez désormais le japonais en kana, et non plus en rōmaji.

  4. Semaine 2

    Les katakana et les premiers mots

    Apprenez les katakana à travers des mots que vous connaissez déjà : コーヒー, テレビ, パン. Chaque jour, apprenez quelques mots nouveaux, en révisions espacées.

  5. Semaine 3

    Particules et premiers kanji

    は, が, を et la phrase en です. Vos cinq premiers kanji : 日, 一, 人, 年, 大. Cinq minutes de shadowing par jour : écouter, puis répéter juste derrière le locuteur.

  6. Semaine 4

    Premières phrases, premier bilan

    La forme en ます de quelques verbes. En fin de mois, vous devriez pouvoir déchiffrer à voix haute la plupart des mots en kana et connaître vos 50 premiers mots : l’heure d’un premier petit test.

Ce qui marche

Ce que la recherche valide, et ce qu’elle ne valide pas

Deux résultats sont assez solides pour servir dès le premier jour : se tester, et espacer ses révisions. Les autres sont prometteurs mais reposent sur de petites études, signalées ci-dessous.

  1. Se tester fonctionne

    Dans une étude publiée dans Science, les étudiants qui continuaient à se tester sur de nouveaux mots étrangers en retenaient environ 80 % une semaine plus tard ; ceux qui avaient arrêté, environ un tiers, et étudier davantage ne comblait pas l’écart. Les étudiants, eux, ne l’avaient pas prévu : leurs pronostics ne correspondaient pas à leurs résultats.13

  2. Espacer les révisions fonctionne

    Dans une étude portant sur 128 étudiants japonais apprenant des mots anglais, l’intervalle entre les révisions avait un effet important sur la rétention ; allonger progressivement les intervalles donnait un léger avantage supplémentaire.14

  3. Les images mnémotechniques aident à démarrer

    Dans une étude en classe, 27 débutants, pour la plupart en difficulté, ont suivi de leur plein gré des séances de procédés mnémotechniques pour les kana et les kanji ; leur taux de réussite s’est ensuite amélioré, mais pas leur note moyenne. Sans groupe témoin : utile pour se lancer, pas une preuve de mémoire à long terme.15

  4. Le rōmaji n’aide pas à retenir

    Dans une étude portant sur 61 débutants, ajouter le rōmaji au vocabulaire n’a pas amélioré la rétention, tandis que ceux qui utilisaient le plus l’audio retenaient le plus de mots. Cela ne prouve pas que le rōmaji nuise ; seulement qu’il n’a rien apporté ici.16

  5. Les composants aident à retenir les caractères

    Des débutants découvrant les caractères chinois les retenaient mieux quand les composants de chaque caractère leur étaient signalés dès la première présentation. L’étude portait sur le chinois, en laboratoire ; le principe vaut probablement pour les kanji.17

  6. L’écriture à la main : des preuves mitigées

    Une étude a montré qu’écrire les caractères à la main améliorait la reconnaissance et le sens davantage que la seule lecture. Une étude préenregistrée plus récente, à temps d’entraînement égal, a trouvé que ceux qui sautaient l’écriture reconnaissaient mieux les mots, même si l’écriture les aidait à écrire. Si votre objectif est de lire, écrire reste facultatif.1819

  7. Comprendre ce qu’on écoute : central, mais pas suffisant

    Une revue de 2021 soutient que des contenus compréhensibles restent au centre des théories actuelles de l’acquisition ; l’idée qu’ils suffisent à eux seuls reste en revanche débattue. Associez écoute et lecture à une étude explicite.20

  8. Le shadowing aide les débutants à l’écoute

    Dans une étude en classe, répéter un enregistrement juste derrière le locuteur a amélioré la perception des sons, et la compréhension orale des élèves les moins avancés. Petite étude, menée auprès d’apprenants japonais de l’anglais : prometteuse, sans être démontrée.21

Idées reçues

Six idées reçues qui coûtent des mois aux débutants

Chacune contient une part de vérité, d’où sa longévité. Voici cette part, et ce qu’elle laisse de côté.

  1. « J’apprendrai le japonais avec les animés »

    Au premier jour, un animé n’est guère que du bruit : un contenu incompréhensible n’enseigne pas grand-chose, et ses façons de parler sont souvent loin du japonais courant.20

    En réalité Les animés sont une excellente motivation et un bon entraînement de l’oreille dès que vous connaissez quelques centaines de mots. À côté de l’étude, pas à sa place.

  2. « Une seule application suffit »

    Les applications excellent pour le vocabulaire et l’habitude quotidienne. Elles expliquent rarement la grammaire en profondeur, et aucune ne remplace la conversation.

    En réalité Une application pour mémoriser, un manuel ou un cours pour la grammaire, et de la vraie écoute chaque jour. Aaronsan compris.

  3. « Le rōmaji facilite les choses »

    Le rōmaji a l’air d’un raccourci, mais il n’a pas amélioré la rétention dans l’étude qui l’a testé, et tout le matériel authentique est écrit en kana.16

    En réalité Lisez en kana dès la fin de la première semaine. Gardez le rōmaji pour taper au clavier.

  4. « Les kana en trois jours »

    Reconnaître les kana en trois jours, c’est possible ; les lire couramment, non. La Fondation du Japon prévoit environ 14 heures par alphabet.22

    En réalité Visez à reconnaître les deux syllabaires en quelques semaines, puis lisez-les chaque jour jusqu’à ce que ce soit automatique ; la Fondation du Japon prévoit environ 28 heures en tout.

  5. « Bilingue en trois mois »

    Le japonais figure dans la catégorie la plus difficile du Foreign Service Institute américain : environ 2 200 heures de cours jusqu’au niveau professionnel.11

    En réalité Visez plutôt des jalons : les kana en deux semaines, le N5 en quelques mois, puis chaque niveau suivant.

  6. « Sans l’accent de hauteur, personne ne vous comprendra »

    La hauteur compte pour sonner juste, mais les natifs s’appuient sur le contexte pour comprendre, comme l’a montré une étude des réponses cérébrales.5

    En réalité Écoutez et pratiquez le shadowing dès la première semaine ; étudiez les règles de hauteur plus tard, quand l’écoute de base est acquise.

Selon votre langue

Votre avance et votre piège, selon votre langue maternelle

Votre point de départ change ce qui est facile et ce qui est dur. Votre langue s’affiche en premier.

  • Francophones

    Votre avance : les i, é, a, o et ou français sont proches des voyelles japonaises. Vos pièges : le u japonais, prononcé sans arrondir les lèvres, le r battu, le h qu’il faut prononcer, les voyelles longues qui comptent pour un temps entier, et l’accent de hauteur, absent du français.

  • Anglophones

    Votre avance : des centaines d’emprunts en katakana viennent de l’anglais (コーヒー, テレビ). Votre piège : ils se prononcent à la japonaise, syllabe par syllabe, et les voyelles longues et le っ changent le sens.

  • Hispanophones

    Votre avance : les cinq voyelles japonaises sont très proches des espagnoles, et la prononciation vient vite. Votre piège : les voyelles longues et le petit っ, que le rythme espagnol a tendance à écraser.

  • Locuteurs de l’indonésien

    Votre avance : des voyelles simples et des syllabes familières. Votre piège : l’indonésien place le verbe avant l’objet, le japonais après, d’où l’intérêt de travailler les particules tôt.

  • Locuteurs du vietnamien

    Votre avance : les mots sino-vietnamiens mettent souvent sur la piste de l’on-yomi, la lecture d’origine chinoise d’un kanji. Vos pièges : l’ordre des mots est inversé par rapport au vietnamien, et les réflexes tonals peuvent brouiller la hauteur japonaise.

  • Locuteurs du coréen

    Votre avance : le même ordre sujet–objet–verbe, des particules très proches (은/는 et は, 이/가 et が) et de nombreux mots sino-coréens. Vos pièges : les sons voisés comme が et ざ, et la tentation de noter le japonais en hangeul plutôt qu’en kana.3

  • Vous vivez au Japon

    Si vous vivez déjà au Japon, les cours de japonais gratuits de votre ville et le site d’apprentissage pour la vie quotidienne du ministère de l’Éducation, proposé en de nombreuses langues, sont le moyen le plus rapide de démarrer, avec les actualités en japonais facile.25

Ressources gratuites

Les meilleures ressources gratuites pour commencer

Le matériel le plus fiable pour débuter vient des institutions publiques japonaises, et il est gratuit. Ajoutez-y un outil pour mémoriser chaque jour.

  • Minato (Fondation du Japon)

    Des cours gratuits en autonomie pour les hiragana et les katakana, environ 14 heures chacun, lecture et saisie comprises, plus les cours Marugoto A1.22

  • Irodori (Fondation du Japon)

    Un cours gratuit pour la vie quotidienne au Japon dès le niveau A1, avec des manuels en PDF et des heures d’enregistrements.23

  • NHK World, Easy Japanese

    Quarante-huit leçons audio gratuites en de nombreuses langues, aux niveaux A1 et A2, idéales pour une écoute quotidienne.24

  • Tsunagaru Hirogaru (ministère de l’Éducation)

    Des vidéos et exercices gratuits pour le japonais du quotidien, conçus pour les résidents du Japon.25

  • Genki ou Minna no Nihongo

    Les deux manuels de référence pour débutants, pour qui veut un cours de grammaire structuré.

  • Aaronsan, gratuit dès le premier jour

    Les deux syllabaires kana avec l’audio et l’écriture trait par trait, puis tout le N5 : 103 kanji, 1 065 mots et 81 points de grammaire, programmés pour vous en révisions espacées.

Étape suivante

Prochaine cible : le JLPT N5

Une fois les kana lus et quelques centaines de mots acquis, le JLPT N5 est la première cible naturelle : officielle, concrète, à quelques mois de là à un rythme régulier.

Le N5 vérifie que vous lisez des phrases simples en kana et en kanji et suivez des conversations courtes et lentes. Le parcours N5 d’Aaronsan y mène avec 103 kanji, 1 065 mots et 81 points de grammaire.9

Le N5 correspond au niveau A1, premier niveau du référentiel que le Japon applique désormais dans ses exigences linguistiques d’immigration : comprendre et utiliser des expressions familières et quotidiennes.7

Lire le guide complet du JLPT N5

Questions

Les questions des débutants

En bref, et sources à l’appui quand elles existent.

Par où commencer pour apprendre le japonais ?

Par le son et les hiragana. Écoutez les cinq voyelles, apprenez à reconnaître les hiragana dans les deux premières semaines, puis les katakana, tout en abordant vos premiers mots et particules avec des révisions espacées quotidiennes.

Combien de temps faut-il pour apprendre le japonais ?

Environ 28 heures pour lire les deux kana, environ 150 heures pour atteindre le JLPT N5 (dernier chiffre officiel), et quelque 2 200 heures de cours pour un niveau professionnel selon le Foreign Service Institute américain.811

Le japonais est-il difficile ?

L’écriture et la politesse le sont ; le système des sons est réduit. Le japonais n’a que cinq voyelles et un rythme régulier, et sa grammaire compte peu d’exceptions une fois compris l’ordre verbe en fin de phrase. Les voyelles longues, le petit っ et la hauteur demandent tout de même de l’entraînement.43

Peut-on apprendre le japonais seul ?

Oui pour la lecture, l’écoute et le vocabulaire, surtout en se testant chaque jour : selon la recherche, c’est bien plus efficace que relire. Pour parler, il faudra tôt ou tard des interlocuteurs.13

Combien de temps pour apprendre les hiragana et les katakana ?

Les cours gratuits de la Fondation du Japon prévoient environ 14 heures pour chacun. La plupart des apprenants les reconnaissent en quelques semaines et les lisent couramment après davantage de pratique.22

Quand commencer les kanji ?

Dès le premier mois, dans de vrais mots : 日, 人, 大, 年 sont parmi les plus fréquents. Il en faut une centaine pour le N5 ; repérer les composants de chaque kanji dès la première rencontre aide à le retenir.17

Combien de temps étudier chaque jour ?

Trente minutes par jour, c’est un bon début. Se tester et espacer les révisions sur plusieurs jours, plutôt que bachoter, voilà ce qui ancre les mots. À ce rythme, le N5 est à une dizaine de mois.14

Duolingo suffit-il pour apprendre le japonais ?

Aucune application ne suffit à elle seule. Elles aident pour le vocabulaire et l’habitude ; il faut aussi des explications de grammaire claires, de la vraie écoute et, plus tard, de la conversation.

Peut-on apprendre le japonais avec les animés ?

Pas en partant de zéro : un contenu incompréhensible n’enseigne pas grand-chose. Une fois quelques centaines de mots acquis, les animés deviennent un excellent entraînement de l’oreille, et une belle motivation.20

Faut-il apprendre le japonais avec le rōmaji ?

Seulement pour taper au clavier. La recherche montre que le rōmaji n’améliore pas la rétention du vocabulaire, et toutes les vraies ressources sont en kana. Passez aux kana dès la fin de votre première semaine.16

Peut-on apprendre le japonais gratuitement ?

Oui, jusqu’à un bon niveau débutant : les cours Minato et Irodori de la Fondation du Japon, Easy Japanese de NHK World, ainsi que les kana et tout le N5 d’Aaronsan sont gratuits.222324

Suis-je trop vieux pour apprendre le japonais ?

Non. Un adulte apprend efficacement le vocabulaire et la grammaire, et pour atteindre le N5, la régularité quotidienne compte davantage que l’âge de départ. Une prononciation de natif, en revanche, devient plus difficile avec les années.

Sources

Liens vérifiés le 23 septembre 2026.

  1. 1

    Institut national de la langue japonaise et de linguistique (NINJAL) · Quelle part des textes japonais est écrite en kanji, hiragana et katakana ? · en japonais

  2. 2

    Agence pour les affaires culturelles du Japon · Liste des Jōyō kanji (avis du Cabinet de 2010) · 30 novembre 2010 · en japonais

  3. 3

    World Atlas of Language Structures · Ordre du sujet, de l’objet et du verbe : le japonais

  4. 4

    Journal of the International Phonetic Association · Okada, Japanese (Illustrations of the IPA) · décembre 1991

  5. 5

    Journal of Neurolinguistics · Tamaoka et al., Is pitch accent necessary for comprehension by native Japanese speakers? · janvier 2014

  6. 6

    Agence pour les affaires culturelles du Japon · Lignes directrices sur le langage honorifique · 2 février 2007 · en japonais

  7. 7

    Agence pour les affaires culturelles du Japon · Référentiel pour l’enseignement du japonais · 12 octobre 2021 · en japonais

  8. 8

    JLPT (Fondation du Japon et JEES) · Correspondance entre les niveaux de l’ancien et du nouveau test

  9. 9

    JLPT (Fondation du Japon et JEES) · N1–N5 : résumé des compétences exigées à chaque niveau

  10. 10

    JLPT (Fondation du Japon et JEES) · Questions fréquentes

  11. 11

    Département d’État des États-Unis, Foreign Service Institute · Formation linguistique : catégories de difficulté des langues

  12. 12

    Fondation du Japon · Enquête sur l’enseignement du japonais à l’étranger, 2024 · 3 septembre 2025

  13. 13

    Science · Karpicke et Roediger, The critical importance of retrieval for learning · février 2008

  14. 14

    Studies in Second Language Acquisition · Nakata, Effects of expanding and equal spacing on second language vocabulary learning · décembre 2015

  15. 15

    JALT Journal · Manalo, Trafford et Mizutani, Using mnemonics to facilitate learning of Japanese script characters · mai 2004

  16. 16

    Journal of the National Council of Less Commonly Taught Languages · Revue de l’apprentissage assisté par ordinateur des kanji, dont Okuyama (2007) sur le rōmaji

  17. 17

    Psychologia · Taft et Chung, Using radicals in teaching Chinese characters to second language learners · décembre 1999

  18. 18

    Journal of Educational Psychology · Guan et al., Writing strengthens orthography and alphabetic-coding strengthens phonology in learning to read Chinese · août 2011

  19. 19

    AERA Open · Lu, Ostrow et Heffernan, Handwriting practice in Chinese as a foreign language · octobre 2019

  20. 20

    Foreign Language Annals · Lichtman et VanPatten, Was Krashen right? Forty years later · juin 2021

  21. 21

    Language Teaching Research · Hamada, Shadowing: who benefits and how? · janvier 2016

  22. 22

    Fondation du Japon · Minato : l’apprentissage en ligne de la Fondation du Japon

  23. 23

    Fondation du Japon · Irodori : le japonais pour vivre au Japon

  24. 24

    NHK World-Japan · Easy Japanese

  25. 25

    Ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie · Tsunagaru Hirogaru Nihongo de no Kurashi · en japonais

  26. 26

    Bureau des statistiques du Japon · Estimations de la population · en japonais

À noter

Aaronsan est une application d’étude indépendante. Elle n’est affiliée ni à la Fondation du Japon ni à la Japan Educational Exchanges and Services (JEES), qui organisent le JLPT, et n’est ni approuvée ni financée par elles.

Les temps d’étude indiqués sont des moyennes ; votre rythme dépend de votre point de départ et de votre pratique quotidienne.

Jour 1

Vos premiers kana, aujourd’hui

Créez un compte gratuit et Aaronsan part de là où vous en êtes : les kana avec l’audio d’abord, puis les mots, les kanji et la grammaire, jusqu’au JLPT N5.

Les kana et tout le N5 sont gratuits, sans limite de temps.